Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 08:55

cerises.jpg ou Kersa Pfannakiachla


"J'aimerai toujours le temps des cerises et le souvenir que je garde au coeur..." Et le souvenir que je garde, ce sont les fameux Kersa Pfannakiachla de ma mère qui tient la recette de sa mère, etc... A la question : dis, m'man, tu me donnes la recette de tes crêpes aux cerises ? La réponse est bien sundgauvienne : yo, tu prends des oeufs, du lait et de la farine et bien sûr,  des cerises, und hopla, c'est pas compliqué !

Donc, on va faire un peu plus "académique" et je vais vous expliquer en détail, cette recette. 

Premièrement, il faut vraiment attendre le temps des cerises (c'est bon, les branches des cerisiers de la région ploient sous le poids des cerises). Il faut savourer cette recette pendant une période bien précise et non pas, comme on le fait aujourd'hui, à n'importe quelle saison. Quelle hérésie de manger par exemple des fraises en février ou mars. Vous savez, celles qui ont ce goût inimitable de pommes bien vertes, à l'odeur comme à la "dégustation".

Et le temps des cerises, c'est aussi le temps où les grands vont les cueillir en haut de l'arbre, le panier (s'grattla) bien accroché à la taille avec une ceinture. Et nous, les petiots, se mettant sur la pointe des pieds et sautant pour attraper les branches basses et cueillir les cerises moins noires que celles du haut. Et interdiction de casser les branches ! J'entends encore la voix de grand'maman : "Faut les cueillir avec les queues, elles se garderont un peu plus longtemps et les queues de cerises séchées, c'est bon en tisane pour nettoyer le sang !" Cela me fait penser à la fameuse blague ... non, non, je ne vous la raconterai pas ici ...

Ingrédients : 
des cerises équeutées (1 kilo)
5 oeufs 
1 cuillerée de sucre fin
1 dl de lait
200 g de farine + 1/2 paquet de levure chimique

Réservez 3 blancs d'oeuf des cinq, ces 3 blancs seront battus en neige très ferme. 
Les 2 oeufs + 3 jaunes restants seront battus ensemble.  + 1 cuillerée de sucre fin (sucre semoule)
Rajoutez petit à petit, avec le batteur, la farine à laquelle vous avez ajouté la levure chimique.
Alternez ajout de farine et ajout de lait.
La pâte doit devenir "juste comme il faut", c'est-à-dire ni trop ferme, ni trop coulante. Si vous constatez que votre pâte est trop ferme, rajoutez un peu de lait. Et inversement, rajoutez un peu de farine (on dirait presque une recette normande...)
En dernier, vous rajouterez délicatement les 3 blancs battus en neige, puis les cerises.

Dans un poêle huilée, versez l'équivalent d'une bonne louche de pâte avec les cerises. La crêpe ne doit pas être trop grande, sinon vous aurez du mal à la retourner ! Faites-la cuire à feu doux quelques minutes. Surveillez la cuisson puis retournez-la pour la laisser dorer sur l'autre côté. Vérifiez qu'elle soit bien cuite à l'intérieur.
- Pour la retourner, ne la faites pas sauter comme une crêpe ordinaire, mais procédez "délicatement".

 

crepe-cerises.jpg
Quand elle est cuite, réservez-la sur une assiette, en la saupoudrant de sucre semoule.
Les quantités indiquées vous donneront 5 à 6 crêpes qui nourriront 3 à 4 affamés !


Et les Kersa Pfannakiachla sundgauviennes se mangent en repas et non en dessert ! Et pour être vraiment sundgauvien, il faudra les manger EN MEME TEMPS  qu'une  bonne soupe aux légumes.

Par iSundgau - Publié dans : RECETTES
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Commentaires

Superbe photo – il ne manque plus que la bonne odeur dans la cuisine ! J’ai moi aussi des souvenirs de « kercha kierla » et oui je suis du bas-rhin ! ce n’est pas ma grand’mère mais ma tante Gertrude qui s’affairait en cuisine pour nous concocter de savoureuses galettes aux cerises ! et top du top « cerises dénoyautées » elle ne voulait pas que l’on crache à table ! il faut dire que nous étions 7 autour de cette table ! Quant à la recette, notre tata était du genre « pifomètre » du lait des œufs de la farine – on mélange – on rectifie, un morceau de beurre dans la poêle et le tour est joué ! pas de balance électronique – de blanc monté en neige – mais que c’était bon !
Merci pour ce retour en enfance ; maintenant c’est moi qui fait les galettes, car c’est moi la « mamilou ». Je ne manquerai pas de tester « ta » recette qui me semble extrêmement savoureuse ! pour le plus grand plaisir de mes trois « petits loups »
Commentaire n°1 posté par Fellmann Fernande le 28/06/2011 à 14h16

Chère Mamilou,

Merci pour ton message. C'est vrai qu'il est bon de replonger, de temps en temps, vers les doux moments de notre enfance. Suis sûre que les "petits loups" seront ravis par la recette. L'idée des quelques blancs d'oeuf battus en neige est de maman et ce petit truc allège ou plutôt rend plus "mousseuse" la crêpe. Mais il faut la cuire plus longtemps, à petit feu. Par contre, tante Gertrude était plus courageuse que moi, pour sortir les noyaux. Mais toujours pour rester dans les souvenirs d'antan, crachez les noyaux est un vrai plaisir, non ?

Réponse de iSundgau le 28/06/2011 à 17h56

On parle latin sans le savoir

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Le C.V. (en abrégé) est l'ensemble des événements de la vie de quelqu'un : l'état-civil mais aussi études et situations antérieures. 

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